Review
Kingdom of Night, forgé par le studio indépendant Super Rare Games et publié par Dangen Entertainment, a émergé le mois dernier sur PC via Steam, après une campagne Kickstarter triomphante. Cet Action-RPG en vue isométrique, imprégné d’une esthétique des années 80 évoquant Stranger Things croisé avec Diablo, vous catapulte dans la bourgade ensorcelée de Miami, Arizona, en 1987. Proposé à 40 Euros, il entend nous livre une bonne quinzaine d’heures d’exploration ténébreuse et de pugilat surnaturel pour le plus grand bonheur des amoureux du genre. Un titre qui parvient à se démarquer autant par son ambiance que par son gameplay ? La réponse dans mon test complet sur Steam Deck !
Lovecraft, quand tu nous tiens
L’an 1987 : une nuit éternelle engloutit Miami, petite bourgade de l’Arizona, où des démons cosmiques sèment la terreur. Vous incarnez un adolescent lambda propulsé dans cette apocalypse, traquant les créatures infernales pour percer le voile du mystère. Tissage habile de coming-of-age drama, d’horreur lovecraftienne et de romance adolescente, le récit distille une mélancolie palpable via des dialogues ciselés et des flashbacks poignants.
Les quêtes secondaires, de leur côté, enrichissent le lore sans alourdir la trame principale, culminant en un climax viscéralement émouvant qui vous hantera longtemps après les crédits, on vous le garantit ! Bref, c’est finement écrit et terriblement marquant. Tout ce qu’il faut pour vivre une expérience unique en termes de RPG.
Des combats prenants
Le système de combat se base sur des affrontements isométriques nerveux : hordes démoniaques à occire en rafales avec l’aide de sorts élémentaires, parades millimétrées et combos fluides, le tout saupoudré d’un loot system addictif récompensant l’exploration labyrinthique. La carte interconnectée, truffée de secrets et de raccourcis, incite à une exploration méthodique, tandis que l’arbre de compétences modulable, mêlant builds de tank, de burst ou encore de soutien, autorise une personnalisation profonde, ce qui ne sera pas du luxe au vu des patterns des boss qui exigent une adaptation et un timing impitoyable.
La rejouabilité, de son côté, est assurée par un NG+ corsé, des défis d’arène et des fins multiples tributaires de choix moraux subtils. Addictif, le jeu brille par sa boucle combat-loot-upgrade implacable, quoique quelques pics de grinding et une IA ennemie parfois un peu prévisible tempèrent l’euphorie. Sur PC, les contrôles clavier/souris/manette s’harmonisent sans heurt, rendant chaque session galvanisante, tandis que le titre s’avère totalement adapté aux commandes du Steam Deck pour emporter cette aventure partout avec vous.
Un pixel art « horrificosmique » de toute beauté
Sur PC, Kingdom of Night étincelle par sa robustesse : 4K à 120 ips verrouillé et sans faille (même avec une GTX 1060), particules foisonnantes et éclairages volumétriques saisissants, le tout emballé dans un pixel art somptueux aux nuances crépusculaires. L’interface épurée et les temps de chargement évanescents couronnent l’expérience.
La partition synthwave envoûtante, gorgée de cuivres lancinants et de basses abyssales, amplifie l’atmosphère oppressante, tandis que les voix off feutrées et bruitages viscéraux (grognements infernaux, éclats mystiques) immergent totalement le gamer dans cette ambiance si particulière des 80’s horrifiques.
Kingdom of Night : Trailer
Note N-Gamz : 18/20
Kingdom of Night sur PC s’impose comme un joyau indie : intrigue envoûtante, baston ciselée, exploration captivante et écrin technique irréprochable en 4K à 120 ips sur PC, le tout finement adapté au format Steam Deck grâce à une optimisation aux petits oignons. Son cocktail rétro-cosmico-horrifique, sa BO hypnotique et sa densité narrative en font un incontournable pour les amateurs d’Action-RPG sombres à tendance 80’s. Certes, un grinding ponctuel et une IA pas toujours au point atténuent l’extase, mais l’ensemble transcende ses modestes ambitions modestes aussi, même si elle est proposée à un prix un peu élevé de 40 €, cette perle obscure mérite indéniablement son titre de chef-d’œuvre du genre et de « Stranger Things »-like du plus bel effet.
















