The Blood of Dawnwalker n’arrive pas comme un spin-off ni comme une suite déguisée : c’est le premier chapitre d’une saga que Rebel Wolves, studio de Varsovie fondé par des vétérans de The Witcher 3 et de Cyberpunk 2077, a voulu poser à part. Konrad Tomaszkiewicz en assure la direction, Bandai Namco la publication, et le jeu sort le 3 septembre 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series et PC au prix de 70€. Action-RPG solo en monde ouvert sous Unreal Engine 5, pensé comme le début d’un cycle que les devs espèrent aussi long que celui du Sorceleur, le soft nous fait incarner Coen, jeune homme de Vale Sangora, en Europe du Sud-Est du XIVe siècle, au moment où la peste a déjà vidé les chemins et où les vrakhirs, vampires longtemps cantonnés à l’ombre, s’emparent du pouvoir. Sous le joug du vil Brencis, le royaume rend ses habitants exsangue sous la fausse promesse d’une vie « meilleure » mais le monarque aux dents longues a commis une erreur en tentant de vous transformer en son serviteur ! La malédiction n’a pas fonctionné comme elle aurait du et vous voilà devenu un Dawnwalker, humain dès que le soleil touche les toits, vampire dès qu’il bascule, avec seulement trente jours pour empêcher que votre famille ne soit sacrifiée durant un couronnement sanglant. Un sacré postulat pour un titre qui parvient vraiment à sortir de l’ombre de Geralt de Riv ? La réponse dans mon vidéo-test complet sur PS5 Pro !
Note N-Gamz : 19/20
Ce qui frappe, une fois les trente jours écoulés, ce n’est pas tant la parenté avec The Witcher 3 que la manière dont The Blood of Dawnwalker s’en écarte. Là où le continent de Geralt invitait à tout faire, Vale Sangora impose de choisir : le temps est une ressource, chaque quête, chaque dialogue, chaque compétence fait avancer l’horloge, et l’inaction pèse autant qu’un coup d’épée. Cette contrainte, loin d’appauvrir le récit, le rend poignant. L’écriture tient le choc — famille, Brencis, alliés que l’on peut perdre simplement parce qu’on les a oubliés — et les personnages ont assez de matière pour qu’on se souvienne d’eux une fois la manette reposée. Le sentiment de liberté narrative n’est pas un slogan : on peut sauver les siens, rejoindre une révolte, céder à la soif du sang ou laisser le vallon pourrir, et le jeu assume que vous serez loin d’avoir tout vu ! La dualité humain/vampire n’est pas un habillage non plus. Le jour, Coen négocie, fouille, se fond parmi les vivants ; la nuit, la force et la faim s’ouvrent à vous, et planifier ses quêtes selon l’astre devient un plaisir de mise en scène autant qu’une nécessité. Jouer vampire procure précisément cette jouissance que l’on attendait d’une dark fantasy qui oserait enfin la malédiction jusqu’au bout. L’exploration, dans un monde volontairement resserré, reste gratifiante : ruines, marais, villages abandonnés, autant de recoins qui vous récompensent de votre détour. L’ambiance est d’un noir cohérent, presque étouffant, et la bande-son signée Nikola Kołodziejczyk, Piotr Musiał et Mikołaj Stroinski sert l’horreur mieux qu’un orchestre médiéval en personne : chœurs gothiques, cordes râpeuses, une OST qui habite la Vale au lieu de simplement la tapisser. Certes, il reste des aspérités : l’escrime directionnelle, proche de For Honor, peut frustrer dès que la lecture des coups se trouble, la carte (resserrée par choix) décevra ceux qui voulaient parcourir tout un continent, de mêmes que l’on notera forcément quelques errances techniques et de finition qui nous rappellent qu’il s’agit d’un premier-né sous Unreal Engine 5 pour un studio 6 fois plus petit que CD Projekt. Mais rien de tout cela n’efface l’essentiel : un pur RPG à compte à rebours, une histoire mémorable, des personnages travaillés, une liberté qui se ressent et des choix qui impactent vraiment. Une pure réussite d’identité pour ce The Blood of Dawnwalker qui parvient à se démarquer du Witcher non par déni, mais par un compte à rebours, une nuit qui change les règles, et des choix dont on porte encore le poids une fois la manette reposée.
📊 LE VERDICT N-GAMZ
🟢 Les Points Positifs
- Se démarque vraiment de The Witcher 3
- Superbe OST horrifique
- Ambiance ultra sombre
- Histoire poignante et mémorable
- Le temps comme ressource
- Exploration toujours gratifiante
- Ecriture maîtrisée et grand sentiment de liberté narrative
- Dualité de gameplay humain Vs vampire qui pousse à planifier ses quêtes
- Personnages vraiment travaillés
- Jouissance de jouer en mode vampire.
🔴 Les Points Négatifs
- Système de combat parfois frustrant
- Carte peut-être un peu étroite
- Quelques errances techniques et de finition.




