À la Gamescom 2026, Playground Games a enfin levé le voile sur ce que beaucoup attendaient depuis le Developer Direct : le système de combat de Fable, et une quête entière filmée à Bowerstone par nos confrères d’IGN ! Deux regards s’ycomplètent : d’un côté, Joe Skrebels (Xbox Wire) a pu jouer deux fois à la même démo hands-on, « Mud and Death », avec des loadouts différents et de l’autre, Simon Cardy (IGN) a suivi une présentation d’une quête complète — environ un quart d’heure en salle, dix-huit minutes dans la vidéo officielle reprise par IGN — et il en ressort « plus impatient que jamais » de poser les mains sur la manette !

Avant de vous présenter tout ça, on vous rappelle que Fable sortira le 23 février 2027 sur Xbox Series, PlayStation 5 et PC (Steam et Microsoft Store), et sera aussi inclus en Day One sur le Game Pass.

Une quête à Bowerstone, humour british inclus

La vidéo commentée par Conar Cross, directeur artistique de Playground, plonge tôt dans l’intrigue. À Briar Hill, une figure au manteau rouge, Isabel, a pétrifié les villageois. L’héroïne — une jeune femme, épée dans le dos — gagne Bowerstone pour entrer à la Guilde des Héros. La capitale n’a « jamais aussi bien paru » : donjon central, toits de travers, ruelles en lacet, plus de trente commerces (coiffeurs, tatoueurs, fripiers). Plus de 400 PNJ de la Living Population y ont métier, famille, tics et toit.

Dans la maison familiale, le conjoint Elliott lâche un « Ooph, so glad I married all of that » ; leur fille Daisy complète le tableau domestique. À la Guilde, Humphry the Golden — interprété par Matt King, figure éthylique affalée — a gagé le bâtiment auprès de Slick Ronnie, chef de bande local. On peut lui tendre une bière… ou la lui jeter à la figure, au prix d’un label « arsehole » qui colore déjà la réputation. Suit une altercation avec les sbires de Ronnie autour de Billie, orpheline et dramaturge à temps partiel ; le lockpicking se résume à maintenir un bouton, sans mini-jeu. On pille l’acte de propriété dans l’arrière-salle du pub Poor House, on se fait démasquer, et la quête s’achève dans un pugilat contre un colosse à la hache à deux mains.

Cardy compare l’ambiance à un pub du nord de Londres : bière, jurons, inconnus agressifs. Les toits de travers et les pavés inégaux donnent à Albion ce « off-kilterness » qui sent le monde fait main plutôt que généré.

Style-weaving : Force, Adresse, Volonté, sans menu

Xbox Wire détaille le cœur mécanique. Playground fait évoluer le triptyque classique Strength / Skill / Will : on tisse au vol mêlée, distance et magie, sans ouvrir d’inventaire. Quatre sorts se logent sur RT + ABXY, chacun partant ensuite en cooldown. Skrebels a enchaîné deux runs : même mine hantée, deux façons de la vider.

Mêlée. Le Bower Hammer à deux mains est lent, brutal, capable d’écraser un faible d’un coup et de balayer plusieurs cibles. L’attaque chargée fait virevolter le Héros dans la pièce. Parade et esquive comptent : une parade peut faire sauter la tête d’un squelette, qui continue pourtant d’avancer, moins précis, ouvert au finisher propre à l’arme.

Magie. Sept sorts ont été montrés dans la démo avancée :

  • Fireball : interrupt rapide ou explosion chargée.
  • Lightning : éclairs en chaîne.
  • Blades : dagues fantômes (le souvenir des Lames magiques de la trilogie).
  • Lift : lévitation de groupe, puis smash au sol si on recast.
  • Rush : téléportation dans le dos, y compris en vertical pour les archers perchés.
  • Push : souffle de recul, idéal pour précipiter un ennemi d’une corniche après un Rush.
  • Befowl : métamorphose en poulet — et, détail délicieux, un Hollow Folk devient un poulet mort-vivant.

Distance. L’arc Deepwood privilégie la précision (têtes de squelettes avant le contact). L’arbalète Repeater crache une grêle de carreaux, redoutable contre les Wraiths. Un tir à la jambe fait trébucher ; le point faible de la lanterne du mini-boss se vise mieux à l’arc qu’au sort.

Le tout s’articule sans friction : on gèle la piétaille au sort, on attaque le costaud à distance, on achève à la masse. Les builds naissent surtout avant le combat, dans le choix d’armes et de quatre emplacements magiques.

Une faune qui refuse de rester morte

Trois familles d’adversaires structurent déjà les heurts. Les Hollow Folk, squelettes de mêlée, de tir ou cuirassés (immunisés aux projectiles), se démembrement mais persistent. Les Wraiths, spectres volants et fragiles, « possèdent » d’autres Hollow Folk et relancent le combat s’on les néglige. Le Lantern Keeper, mini-boss lent mais volant, souffle un jet de feu imparable, lance des explosifs et invoque des Wraiths. Playground n’économise pas les effectifs : les groupes grossissent tant qu’on ne priorise pas les invocateurs.

IGN a vu, côté ville, le même tissage : lames d’épée amples, flèche qui « pinge » dans un crâne, fouet électrique, boule de feu sculptée dans les paumes, puis les trois lames bleues du sort Blades qui fondent chacune sur une cible. Un point de compétence débloqué après le premier choc ouvre un arbre déjà touffu ; Cardy n’a eu que le temps d’y glisser Blades. Il reste prudent — « on ne juge vraiment un combat qu’en le jouant » — mais le spectacle est fluide, réactif, et fidèle à l’esprit Fable plutôt qu’à un Souls déguisé.

Ce que ça dit du jeu

Deux démos, deux décors, une même promesse : un RPG où l’on bascule du dialogue moqueur au démembrement sans changer de « classe ». Les choix collent à la réputation, la ville vit littéralement sous vos yeux, les sorts hérités ne sont pas que des clins d’œil plaqués et s’insèrent dans un système de combo jouissif… Bref, rendez-vous le 23 février 2027 pour savoir si le feeling manette en main égale ces dix-huit minutes de vitrine !

Neoanderson (Chapitre Sébastien)
Neoanderson (Chapitre Sébastien)

Hardcore gamer dans l'âme, la quarantaine depuis peu, je suis le rédacteur en chef autant que le rédacteur de news et le vidéo-testeur de ce site (foncez sur la chaîne YouTube d'ailleurs). Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy, Chrono Trigger, Xenogears et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je voue un culte aux shonens/seinens tels que Ga-Rei, L'Ile de Hozuki, Orphen, Sprite ou encore Asebi. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch, Inception et Tenet. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!

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