Review

Envie d’un peu de violence brute dans ce monde trop aseptisé ? Besoin de passer vos nerfs après une journée harassante sans avoir à trop réfléchir ? Je pense que j’ai, juste ici, le soft qu’il vous faut ! Préparez vos poings, ça va tataner sec avec le très nerveux Redeemer sur PC!

La zenitude emplira ton âme petit scarabée… ou pas!

« Vasiliy avait trouvé la paix intérieure… enfin, presque! »

Lancé sur Steam le 1er Août, Redeemer est développé par Sobaka Studio qui signe ici son tout premier jeu, et édité par Gambitious Digital Entertainement à qui l’on doit des titres décalés comme Zombie Night Terror ou encore le très classieux simulateur d’insultes façon gentleman anglais : Oh Sir ! The Insult Simulator. Tout un programme donc.

Redeemer vous met ainsi aux commandes de Vasiliy, charmant monsieur ultra costaud qui sort d’un boulot pas joli-joli comprenant entre autres comme activités : l’extorsion, la torture, voire même le meurtre tant qu’à faire (on n’est pas à ça près). Cherchant sûrement à racheter son âme, notre taureau humain gavé aux hormones est parti s’isoler parmi les moines afin de chercher paix et sérénité, ce qu’il a fini par trouver! Enfin… non en fait, bien sur que non! Vous l’aurez compris, le passé de Vasiliy le rattrape violemment après une vingtaine d’années de méditation, et les méchants de service débarquent au monastère histoire de repeindre les murs couleur sang. L’ex-bad boy va donc se retrousser les manches… afin de faire le ménage avec ses poings !

Mawashi-Geri retourné dans tes dents ! 

« Comment regagner son énergie? En tuant bien sûr! »

Redeemer se joue en vue de haut et nous propose un gameplay des plus simplistes : buter tout ce qui bouge par tous les moyens possibles ! Poings, pieds, objets du quotidien, armes blanches ou à feu et même certains éléments du décor pouvant devenir des outils mortels entre les mains de notre moine stagiaire. Par contre, petit hic : vos armes ont une durée de vie et il vous faudra donc en changer fréquemment.

Pas de soins non plus sur la route, les développeurs ayant opté pour un système bien plus brutal puisque pour faire remonter votre jauge de vie, il va falloir réaliser des exécutions et autres combos ultra violents. Oui, ici on ne fait pas dans la dentelle, mais on aime ça!  Bien entendu, des ennemis de plus en plus coriaces feront leur apparition au fil de votre promenade plutôt sanglante, et des bosses bien badass se dresseront sur votre chemin. L’enfance de l’art.

Repeindre les roses en rouge !

« Redeemer offre des graphismes convaincants, mais un étrange effet de flou et un manque de fluidité »

Si la reine de cœur du monde d’Alice avait fait appel à Vasiliy pour lui refaire son jardin, elle aurait été comblée! Effusions de sang à tout va, carnage visuel ambiant, le tout dans des décors plutôt diversifiés et détaillés… mais que demande le peuple ? Et bien un chouïa plus de fluidité et des textures un peu plus travaillées. En outre, il règne parfois une impression de flou sur la réalisation esthétique du soft. Il n’empêche que, malgré ces écueils, Redeemer possède sa propre identité graphique, laquelle n’est clairement pas dénuée d’un charme… brutal et viscéral!

La bande-son, de son côté, ne restera pas dans annales mais on retrouve l’ambiance des films d’action des années 90 tant dans les bruitages de castagne que dans celui des armes et autres râles d’agonie. L’ambiance musicale, par contre, apparaît étrangement absente, ne laissant aucune marque tangible chez le gamer. Heureusement que les doublages rattrapent la donne pour le coup, tout comme les sous-titres assez… savoureux.

A côté de Vasiliy, JCVD… c’est un bisounours!

Vous l’aurez compris, notre cher Vasiliy est du genre à ne pas se laisser enquiquiner, il a la vengeance méchante et le coup de latte qui part rapidement, alors si Redeemer n’est pas le jeu du siècle, il peut largement s’apparenter aux bons gros films d’action bien ficelés à tendance « nanar », ceux qui permettent de se détendre en fin de journée tout en débranchant le cerveau. C’est ce que que nous promettait le soft via ses trailers et c’est exactement ce que l’on a: un vrai pur bonheur pour relâcher la pression!

La bande-annonce

Réalisation: 14,5/20

Un univers plutôt détaillé, des environnements diversifiés et du gore à tout va, le programme visuel est alléchant. Dommage donc que le soft souffre de légers ralentissements par moments ainsi que d’une impression de flou sur certaines transitions et de textures qui auraient pu être plus travaillées.

Gameplay/Scénario: 15/20

Ne nous voilons pas la face, le scénario est digne d’un film avec Steven Seagal : prévisible et pas des plus élevés intellectuellement parlant mais entre nous, Redeemer nous balance de l’action, de l’hémoglobine, des dialogues cultes comme on aime… du lourd donc ! Le gameplay, quant à lui, est assez simple à prendre en main, que l’on joue au clavier ou à la manette: on fonce dans le tas, on fait cracher les dents à nos ennemis et on regagne son énergie en tuant à tout va. Intense et fun.

Bande-Son: 13/20

Le soin apporté aux doublages est bel et bien présent, et il en va de même pour les bruitages so 90’s, mais les musiques sont vraiment trop discrètes.

Durée de vie: 15/20

Juste pour le plaisir de distribuer encore et encore des pains, on ne s’arrêtera pas à la durée de vie qui s’approche des dix heures. Le rapport qualité/prix est plus que raisonnable pour un titre vendu moins de 15 Euros.

Note Globale N-Gamz.com: 14,5/20

Redeemer est ce qu’on attend de lui au vu des trailers: un beat’em all sanglant et rapide en vue de dessus. On s’éclate à castagner à tout va dans un univers séduisant et plutôt abouti mais quelques ombres viennent tout de même noircir le tableau. On regrettera ainsi les légers couacs de la réalisation et une bande-son un chouïa trop discrète. On vous rassure, le soft de Sobaka Studio reste un agréable défouloir comme on en voit rarement, fun, gore et jouissif. Vous l’aurez compris, en cas de craquage émotionnel imminent, le Docteur Lady vous fait une bonne prescription de Redeemer et ça repart!



About the Author

LadyDisturbed

Jeune sœur de bataille, dévoreuse de romans à la vitesse de la lumière et fanatique de jeux vidéos depuis la plus tendre enfance… voilà ce qui pourrait résumer de façon rapide votre petite rédactrice. Les mangas ne me font pas peur, la couture et le cosplay sont mon lot quotidien, l’écriture de fan fiction m’occupe et je rêve et vis dans un monde fait de fantasy et science fiction où les princesses Disney ont leur place. Éclectique, je suis ouverte à tous types de jeux, allant du RPG au FPS en passant par le Visual Novel, les MMO ou encore les jeux de stratégie et voguant dans les eaux troubles des jeux indépendants que je me plais à vous faire découvrir. Je ferais tout ce qui est possible pour être juste dans mes jugements, et puisse le sort vous être favorable !