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Que l’on aime ou pas la saga, la licence Megami Tensei ne laisse personne indifférent dans le monde du RPG, exception faite peut-être de l’Europe qui n’a vu que très peu d’épisodes arriver dans ses contrées. Atlus a décidé de corriger le tir en rééditant un des épisodes de la saga, directement sur 3DS. En effet, ce Soul Hackers n’est ni plus ni moins qu’un reboot de la version Saturn (puis PlayStation). Voyons si la console double écran de Nintendo a permis de donner un second souffle au titre.

4ko par seconde ! 

Un groupe de hackers prêt à en découdre!

L’histoire de Soul Hackers prend place au début des années 2000, à l’époque où se connecter à Internet consistait surtout en un jeu de patience avec son MODEM. On comprend alors tout de suite que l’univers cybernétique sera omniprésent tout au long de l’aventure. Vous incarnez un héros qui évolue dans la ville d’Anami et qui fait partie du groupe de pirates Spookies. L’objectif de ces hackers est d’infiltrer le ParadigmX, un monde parallèle virtuel. Une mission qui ressemble à une partie de plaisir, jusqu’à ce qu’une horde de démons vous attaquent et corsent la donne.

Attention, Soul Hackers est un Dungeon RPG, ne vous attendez donc pas à retrouver les codes de Persona, ici il s’agira plutôt d’un titre similaire à Etrian Odyssey. Les combats se font au tour par tour de manière aléatoire. Combats sur lesquels certains vont s’arracher les cheveux puisqu’ils demandent beaucoup de rigueur, à la fois dans le choix de vos capacités mais aussi et surtout dans le choix des personnages que vous intégrerez dans votre équipe.

Le démon : le meilleur ami du hacker 

A vous de recruter les bons démons

Cette équipe d’ailleurs se compose d’un savant mélange entre humains et démons. Les premiers utiliseront des armes diverses et les autres nécessitent l’utilisation de Magnetite, une matière indispensable à leur invocation. Une fois en combat, c’est à vous de vous assurer de la fidélité de vos compagnons maléfiques. Tout désobéissance signifiera le début d’une rixe bien plus ardue que ce que vous aviez prévu.

La gestion de ces monstres est d’ailleurs un élément à part entière du gameplay. L’intérêt de les recruter est double : d’une part vous renforcez votre équipe, et d’autre part, enrôler un type donné de monstre permet d’éviter les combats contre des ennemis du même genre. Vous les embrigaderez en parlant avec eux dans le but de les convaincre, et ces discussions peuvent même se montrer assez déstabilisantes dans leur contenu. N’oubliez pas, vous parlez à des êtres malfaisants!

Do you speak english ? 

Le portage n'a rien de glorieux

Vous l’aurez compris, le jeu est complet. Entre les stratégies de combat, la gestion des démons, les nombreux softwares et autres items à collectionner, on ne manque de rien. Rassurez-vous, vous pourrez sauvegarder à n’importe quel moment. Le tout est de comprendre comment tout ceci fonctionne, car oui, Soul Hackers est intégralement en anglais. Le plus dur étant, pour les non-bilingues, d’arriver à suivre l’histoire car même si les voix sont dans l’ensemble de plutôt bonne facture, les dialogues défilent assez rapidement et il est impossible de mettre le jeu en pause.

Autre défaut, même si la mécanique du jeu est complète, elle a pris un sacré coup de vieux. C’est aussi le cas techniquement. On a l’impression que le portage à été expédié par manque de temps. Lors des dialogues, les personnage apparaissent à l’écran de façon fixe et ne s’animent pas. Les décors sont dans l’ensemble assez vides, et même parfois carrément moches. Il en est de même pour les combats dont les arrière-plans sont aussi très sobres, trop même. Un défaut que même les nostalgiques ne pourront s’empêcher de relever. Heureusement que les musiques, correctes dans l’ensemble, rattrapent un peu le tout.

Hacker vaillant… rien d’impossible ? 

Malgré une intention plus que bienvenue de la part d’Atlus de faire connaître sa saga en Europe, le portage de ce Soul Hackers reste dans l’ensemble moyen, et surtout pas aussi accessible que prévu puisqu’il demande une très bonne maîtrise de la langue de Shakespeare. Cela étant, les nostalgiques apprécieront, et ceux qui ne connaissent pas le soft pourront l’aimer s’ils le prennent pour pour ce qu’il est : un portage sobre d’un bon jeu des années 90.

La bande-annonce

Réalisation: 7/20

Le portage est faible et il a mal vieilli. On a vraiment l’impression qu’aucun soin particulier n’y a été apporté tant les graphismes sont pauvres et datés.

Gameplay/Scénario: 14/20 

Complet dans l’ensemble, très stratégique et offrant un réel challenge, le gameplay ne souffre que d’une certaine répétitivité inhérente au genre. Entre la composition de l’équipe et la gestion de la fidélité des démons, vous trouverez de quoi faire votre bonheur pour peu que vous accrochiez au concept.

Bande-Son: 12/20 

La bande est correcte et colle bien l’ambiance. De plus les doublages sont d’assez bonne qualité, sans être transcendants non plus.

Durée de vie: 14/20

Entre les items à collectionner, les monstres à enrôler et l’histoire principale, vous en aurez pour une bonne cinquantaine d’heures avant d’en voir le bout.

Note Globale N-Gamz.com: 11/20

Un RPG de plus pour la 3DS !  Ce qui est à la fois une force est une faiblesse puisqu’il se noie dans l’offre pléthorique déjà en place. Il aurait fallu que le portage soit de meilleure qualité pour tirer son épingle du jeu. Une bonne expérience tout de même pour la jeune génération qui n’a pas nécessairement connu l’âge d’or du genre.



About the Author

Neoanderson
Hardcore gamer dans l'âme, la trentaine, Je suis le rédacteur en chef de ce site. Amoureux des RPG nourri aux Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Xenogears, et consorts, je suis également fan de survival/horror. Niveau japanim, je suis axé shonen comme Ruroni Kenshin, Ga-Rei, Asebi et autres, mais j'apprécie aussi les seinen, Sprite en tête. Enfin, je suis un cinéphile averti, orienté science-fiction, fantastique et horreur, mes films cultes étant Star Wars, Matrix, Sucker Punch et Inception. N'hésitez pas à me suivre via mon Facebook (NeoAnderson N-Gamz), mon Twitter (@neo_ngamz) et mon Instagram (neoandersonngamz)!