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Wonder Woman est une icone de l’univers DC Comics, notamment grâce à son interprétation inoubliable par Lynda Carter dans la série télévisée des années 1970. De fait, dans l’inconscient collectif, le personnage de Diana Prince est toujours imaginé comme une superbe amazone dont les talents au combat n’ont d’égale que le glamour. C’est sûrement cet aspect un peu « girly pop» qui a refroidi les studios DC dans leurs adaptations ciné, eux qui étaient plus intéressés par des remakes sombres de leurs franchises. Ajoutez à cela le fait que le monde du 7ème art est encore un peu frileux à l’idée de tourner une oeuvre ayant pour thème central une super héroïne (on vous reparle de Catwoman avec Hale Berry, hein?), et vous comprendrez que le projet d’un film Wonder Woman est resté dans les tiroirs depuis 1996. Aujourd’hui, le mal est réparé, en espérant que cette adaptation redore un peu le blason des adaptations DC sur grand écran!

« Quand Steve Trevor débarque sur l’île des Amazones, Diana Prince voit en lui le moyen de devenir la légende qu’elle a toujours voulu être! »

Wonder Woman s’intéresse aux jeunes années de l’héroïne en nous dépeignant son enfance sur l’île paradisiaque de Themyscira. Entourée de sa mère, la reine Hippolyta, et de sa bien-aimée tante Antiope ainsi que de toute les amazones vivant recluses en ce lieu, Diana grandit dans l’ombre des guerres légendaires auxquelles ses aînées prirent part dans le passé. Développant une fascination obsessionnelle pour les arts du combat, la demoiselle évolue en suivant un entraînement intensif, attendant qu’un conflit se déclare enfin pour prouver sa valeur. Lorsqu’un homme, Steve Trevor, débarque accidentellement sur son île, entraînant dans son sillage une multitude de problèmes, Diana décide naturellement d’écouter son cœur dans l’idée de devenir, enfin, une héroïne à la hauteur des légendes de son peuple.

Visuellement, l’univers du film est dépeint sur de nombreux tableaux tous plus beaux les uns que les autres. De l’île de Themyscira, enchantement de lumières et de couleurs vives vu son statut de symbole de paix et de prospérité, aux couleurs ternes et organiques des tranchées françaises, Wonder Woman nous offre un spectaculaire voyage. La qualité des effets spéciaux est également au rendez-vous, même si nous n’en attendions pas moins des studios DC. Mais là où le long métrage trouve une sacré plus-value par rapport à ses aînés au ciné, c’est clairement dans les chorégraphies et le traitement graphique des combats, totalement bluffants. En effet, amazone guerrière de son état, Wonder Woman use de toute ses capacités physiques pour abattre ses ennemis au travers de scènes de bataille incroyablement efficaces et jouissives.

« Les séquences de combat sont incroyablement jouissives! »

La musique, quant à elle, est assurée par Rupert Gregson-Williams à qui l’on doit déjà les compositions de « Tarzan » et « Tu ne tueras point ». L’ambiance sonore suit la tendance et se montre d’une grande qualité : elle nous plonge aussitôt dans l’univers intrépide et guerrier de la Super Héroïne. Quant au jeu des acteurs, il n’y a rien à reprocher. Si Chris Pine est un habitué des studios et campe un Steve Trevor crédible, c’est particulièrement l’actrice Gal Gadot, interprète de Wonder Woman, qui nous a surpris avec une large palette émotionnelle nous restituant une héroïne forte et complexe : à la fois intrépide mais possédant de nombreuses faiblesses. Nous pouvons néanmoins regretter que le casting des méchants soit légèrement en dessous et nous laisse avec une impression peu mémorable. On vous rassure, au final et grâce au mix parfait entre un scénario plaisant, un rythme travaillé et des séquences anthologiques, Wonder Woman tient largement ses promesses et nous offre un long métrage dont on risque de se souvenir!

Vous l’aurez compris, j’attendais énormément de ce film pour redorer la réputation des films DC, ternie depuis Batman V Superman et Suicide Squad, et je dois reconnaître que je fus loin d’être déçu! Wonder Woman est une adaptation efficace et bien rodée. Patty Jenkins, la réalisatrice, a su faire de cette icône féminine une héroïne forte, à la psyché profonde, tout en restant glamour grâce à une Gal Gadot qui fut quand même sacrée Miss Israël en 2004, excusez du peu! Un film à voir et même à revoir pour les amoureux(ses) de DC Comis!

La Bande-Annonce

Note Globale N-Gamz: 4,5/5

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MaximeChapeau
MaximeChapeau
Dévoreur de livres, de séries ou de films, j'adore partager ma passion avec le plus grand nombre. C'est donc forcément une joie pour moi de partager mes critiques cinéma avec vous ! Je suis un amateur de films d'action, de science-fiction et de fantastique, avec une grosse préférence pour la saga Hunger Games dont je suis extrêmement fan depuis que j'ai pu la découvrir en livres comme sur grand écran. Plus personnellement, je suis étudiant et grand adepte des arts du cirque, en particulier le jonglage. Gamer depuis mon plus jeune âge, j'aime les jeux rétros et tous ceux qui permettent d'avoir une bonne dose de fun entre amis! Pour l'histoire de mon pseudo, elle est très simple: j'adore les chapeaux, tout simplement! J'espère que vous apprécierez de lire mes critiques autant que le plaisir que j'éprouve à vous les rédiger!